À quelques jours de la prestation de serment du président élu Romuald Wadagni prévue pour le 24 mai prochain à Cotonou, les débats se concentrent déjà sur la composition du tout premier gouvernement du futur chef de l’État.
Dans ce contexte, Vital C.A. Kangni, consultant des Nations-Unies sur les questions de transport et de commerce international et président de l’Association des Logisticiens du Bénin, fait un plaidoyer pour une rupture politique et générationnelle.
Dans un message à l'endroit du président Wadagni, il aimerait voir autour de lui une équipe compétente rompus à la tâche et qui ne serait pas sous le joug des chantages politiciennes
« J'appelle le Président Romuald Wadagni à se libérer des liens du système partisan caduc dans lesquels l'UPR et le BR veulent l'embobiner et former un gouvernement d'union nationale fait de jeunes compétents et rompus à la tâche », a-t-il déclaré.
La crainte d’un gouvernement sous influence partisane
À travers ce message, Vital Kangni exprime clairement ses inquiétudes quant à l’orientation que pourrait prendre le premier gouvernement de Romuald Wadagni. Pour lui, le principal danger serait de voir les partis politiques de la mouvance présidentielle imposer leurs équilibres internes dans la composition de l’équipe gouvernementale.
En citant explicitement l’UPR et le BR, l’auteur redoute que les considérations partisanes prennent le dessus sur les critères de compétence et de performance. Son message laisse entendre qu’une partie de l’opinion attend du futur pouvoir une gouvernance plus ouverte, moins enfermée dans les logiques politiques classiques.
L’appel à une équipe fondée sur la compétence
Au cœur du message de Vital Kangni se trouve la question du profil des futurs ministres. L’auteur plaide pour un gouvernement composé de jeunes cadres compétents, capables de répondre efficacement aux défis économiques, sociaux et institutionnels du pays.
Cette vision met en avant une gouvernance technocratique, orientée vers les résultats et l’efficacité administrative. Pour le consultant, la réussite du mandat de Romuald Wadagni dépendrait largement de sa capacité à privilégier l’expertise et la compétence plutôt que les arrangements politiques.
L’appel à des personnalités « rompues à la tâche » traduit également la volonté de voir émerger une nouvelle génération de responsables publics capables d’incarner le renouvellement du leadership béninois.
Un test politique majeur pour Wadagni
La formation du premier gouvernement de Romuald Wadagni est déjà perçue comme un signal fort de l’orientation de son futur mandat. Le choix des hommes et des femmes qui composeront cette équipe permettra de mesurer le degré de continuité ou de rupture avec le système politique hérité de l’ère Talon.
En l’invitant à « se libérer » des influences partisanes, Vital Kangni pose indirectement la question de l’autonomie politique du futur président. Le défi pour Wadagni sera de réussir à concilier stabilité institutionnelle, attentes de la mouvance et aspirations populaires à un renouvellement de la gouvernance.
Une attente forte autour du 24 mai
À mesure que se rapproche la date du 24 mai, les attentes se multiplient autour de la future architecture gouvernementale. Entre continuité des réformes engagées sous Patrice Talon et volonté de donner une nouvelle impulsion politique, le premier gouvernement de Romuald Wadagni pourrait rapidement devenir l’un des principaux marqueurs de son style de gouvernance.
Et déjà, certaines voix comme celle de Vital Kangni appellent à faire de cette transition une occasion de refondation politique, centrée sur la compétence, l’ouverture et le renouvellement générationnel.
0 commentaire
Aucun commentaire pour le moment.